10 CLES POUR REUSSIR A L’ECOLE

Réussir à l’école, ça ne s’improvise pas! Voici 10 clés à ouvrir à votre enfant pour qu’il puisse ouvrir les portes du monde.

  • Avoir confiance en soi

Pour bien apprendre, un élève doit avoir confiance en lui. S’il ne se sent pas capable de réussir, il lui sera beaucoup plus difficile d’arriver au succès. La peur d’échouer peut vite devenir une prophétie auto-réalisatrice.

Il doit également être dans une relation positive avec son enseignant et surtout se sentir en sécurité. Un enseignant négatif ou peu disponible à ses élèves ne peut favoriser la réussite des jeunes. Un enseignant peut confiant en lui ne peut insuffler de dynamique positive et il est peu probable que les élèves le suivent … du moins avec enthousiasme.

  • Faire des liens entre les connaissances

Les connaissances ne sont pas stockées en mémoire indépendamment les unes des autres. Bien au contraire… plus les données seront reliées entre elles, plus elles seront solides. Rien n’est pire que de cloisonner les apprentissages par matières. Par exemple, lorsque l’on m’enseigne les minéraux, ce que j’apprends en SVT est relié aux connaissances de géographie, mais aussi au cours d’EPS. Plus les connaissances seront transversales, plus elles seront solides et motivantes. C’est aussi à nous parent de faire des liens entre vos discussions, les infos et ce que votre enfant apprend à l’école. On n’apprend pas des choses juste pour l’école: l’école nous apprend les clés du monde.

  • Répéter pour fixer

Pour mémoriser une information, cette dernière a besoin d’être répétée plusieurs fois pour mieux l’ancrer. Pour cela, on gagnera à représenter les notions à plusieurs reprises, dans différents contextes. Pour les devoirs du soir, il est bon de sortir du cahier pour repérer ce qu’il se dit dans le manuel, sur youtube ou netflix, dans les musées, dans les livres de la maison, ….
Lorsqu’une leçon doit être mémorisée, travailler uniquement la veille de l’évaluation est totalement inefficace et totalement contre productif. L’enfant y passera des heures avec, à la clé, une mémorisation plus qu’aléatoire. Il vaut mieux pour cela revoir quelques minutes chaque jour, en s’ y prenant plusieurs jours avant.

  • Utiliser des outils pour mieux mémoriser

Le cours, tenté d’être mémorisé tel quel, sera probablement imbuvable. Incitez votre enfant à trouver des images d’illustration sur internet, à faire des petits schémas ou à synthétiser les informations dans un tableau ou une carte d’organisation d’idées. Plus l’information est manipulée, mieux elle sera assimilée.

  • Savoir comment son cerveau fonctionne

Connaître le fonctionnement de son cerveau est indispensable pour bien apprendre. Ce n’est pas une boite noire dans laquelle on va engranger des informations. Savoir que l’on doit être au préalable attentif et qu’il faut absolument comprendre l’information pour la retenir est une condition sine qua non pour mémoriser. L’élève doit également comprendre que pour un apprentissage efficace, il doit avoir l’intention de mémoriser. Il faut aussi savoir que la mémoire à court terme (que l’on nomme la mémoire de travail) permet de stocker en mémoire à long terme à condition de bien comprendre ce qu’on apprend et de le relier avec ce que l’on sait déjà. Cela permettra de mieux retrouver l’information quand on en aura besoin. Par ailleurs, les connaissances en mémoire se concrétisent par des connexions synaptiques. Elles se construisent par la répétition. Si je n’apprends qu’une fois, j’apprends pour quelques heures à peine.

  • Avoir une démarche active lorsque l’on apprend

Avoir, c’est faire rééxister dans sa mémoire. Pour cela, il faut que je quitte des yeux le support d’apprentissage et que je fasse l’effort de me redire ou de revoir dans ma tête. Lire n’est qu’un processus passif, il n’est pas suffisant. Apprendre c’est se rappeler plusieurs fois.

  • Partager son savoir avec d’autres

L’apprentissage est un acte essentiellement social. C’est au contact des autres ou de ceux qui ont laissé des traces que j’apprends. Le lien social (et affectif qui en découle) est un vecteur très riche d’apprentissage. On apprend toujours mieux en écoutant quelqu’un de passionné, en lui posant des questions ou en débattant de nos idées. Ecouter les infos est important, tout comme échanger avec d’autres personnes.

  • Apaiser ses émotions

Pour apprendre, il faut être disponible émotionnellement. Trop d’émotions négatives nuisent à l’apprentissage. Les enfants anxieux ou endeuillés le savent bien. Un excès d’émotions négatives ne rend pas le cerveau disponible. C’est pourquoi un petit moment de transition est toujours intéressant après une récré ou à l’arrivée des enfants le matin. Ce petit moment de transition peut être un temps d’échange libre, un temps d’expression émotionnelle, une mini séance de yoga, quelques exercices de brain gym, un petit mandala ou une petite séance de relaxation. Les idées sont nombreuses. Cela ne prend que 5 minutes mais cela a la mérite de vider (un peu) les petits coeurs qui débordent. Au moment des devoirs, les parents peuvent faire de même.

  • Prendre conscience de ce que je sais déjà sur un sujet

L’élève n’est pas vierge de toute connaissance. Il a des connaissances (plus ou moins justes) sur le monde. Permettre à l’enfant d’exprimer ce qu’il sait déjà éveille sa curiosité, le valorise… Cela lui permettra d’intégrer ses connaissances dans un réseau déjà existant… et donc de mieux se remémorer (le but de tout apprentissage, n’est-ce pas?)

  • S’ouvrir à la connaissance

Le cerveau n’est pas un vase qu’on remplit. Sans un minimum de motivation, pas grand chose n’y rentrera. Il faut donc ouvrir le plus possible l’enfant et le rendre curieux.

Il est important aussi qu’il se pose des questions. Apprendre, c’est satisfaire, avant tout, sa curiosité.

Allez, parce que je vous aime bien, je vous offre une 11ème clé 😉 Ne le dites à personne, ce n’est rien que pour vous!

  • Découvrir l’intérêt d’apprendre et prendre plaisir

Il est certain qu’un élève sera plus motivé s’il trouve un intérêt personnel à ce qu’il apprend. Nous fonctionnons tous comme cela. C’est aussi pourquoi la formation professionnelle est peut-être plus efficace que la scolarité initiale! Notre démarche vise à répondre à des questions que l’on se pose … mais surtout à un projet.

 

Virginie BOSSUT HUBAUT

Psychologue spécialisée dans les troubles des apprentissages et en psychologie de l’éducation.

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