Quelle pression mettons nous à nos enfants?

Little boy with glasses playing the piano

Tout d’abord, je souhaite être tout à fait honnête : au cours de ma pratique clinique, je n’ai rencontré aucun parent qui mettait sous pression son enfant de manière malveillante et délibérée. C’est tout le contraire…

Il s’agit bien davantage d’une mère, ou d’un père, voire même parfois les deux qui cèdent aux diktats du perfectionnisme. Car ce mal (car c’est bien de cela dont il s’agit, malgré ses apparences bénéfiques parfois trompeuses) nous ronge parfois sévèrement.

Il existe trois types de perfectionnisme :

–La lutte permanente pour atteindre un idéal de soi, un idéal de vie, un idéal de réussite. C’est ce perfectionnisme qui nous mène à rêver pour notre enfant d’une scolarité exemplaire, de l’imaginer en avance ou tête de classe, nous fera nous projeter pour lui dans de grandes écoles,… Tout se joue comme si sa réussite réelle ou espérée contribuait à renforcer notre propre valeur. Ce poison contribue à mettre la barre chaque jour plus haute et à ne plus se satisfaire de réussite considérée comme mineures.

–Un autre type de perfectionnisme est celui qui vise l’intégration sociale. Craignant le rejet, on est poussé à en faire des tonnes pour être estimé des autres. C’est ce perfectionnisme qui nous poussera à enjoliver pendant des heures le cahier de vie ou la décoration de la poésie, nous amènera à nous investir jour et nuit à l’association de parents d’élèves ou à passer des heures à préparer les fêtes d’anniversaire de notre chérubin. Souffrant de ce perfectionnisme, nous sommes en quête permanente d’approbation et vivons particulièrement difficilement les remarques négatives d’un enseignant au sujet de notre enfant, pouvant nous sentir attaqué ou mis en cause.

–Enfin, il existe un perfectionnisme anxieux où chaque geste vise un contrôle maximal de la situation. Aucune improvisation n’est tolérée. C’est peut-être dans ce cas que le perfectionnisme du parent est le plus difficile à supporter pour l’entourage. Dans ce cas, nous soumettons nos enfants à des règles de fonctionnement rigide (rangement, organisation, tenue vestimentaire, devoirs) qui risquent fort d’être violemment transgressées à l’adolescence. L’erreur, l’échec, la difficulté sont souvent vécus de manière angoissante pour nous, parents.

On voit bien comme le perfectionnisme peut être une réponse au stress, mais on comprend aisément comme il peut à son tour générer du stress dans l’ensemble de la famille.

Il convient en tant que parents d’être vigilants à nos petits défauts qui peuvent avoir des répercussions conséquentes sur nos enfants.

Et rappelons-nous qu’il n’y a pas de métier plus difficile que celui d’être parent et que personne n’est parfait : ni eux, ni nous, ni même les psys…

Je suis certaine que cet article fera beaucoup réagir….

Pour aller aller plus loin…

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