erreur

L’erreur est humaine

L’erreur est humaine… et elle est même très utile, faisant partie intégrante du processus d’apprentissage.

1/ Il existe trois types d’erreur :

Les erreurs liées à un défaut de mémorisation :

Soit l’élève n’a pas appris, ou pas assez ou alors il rencontre des difficultés pour accéder aux connaissances inculquées, probablement par compréhension insuffisante, ce qui a altéré les liens logiques entre les notions.

Les erreurs liées au manque de savoir-faire :

L’enfant a appris, mais ne sait pas comment appliquer ces nouvelles notions. C’est le cas par exemple des théorèmes de mathématiques. L’apprenant a alors besoin de comprendre et de pratiquer.

Les erreurs liées au défaut d’automatisation :

Nos ressources attentionnelles ne sont pas infinies. Ainsi, une activité qui n’est pas encore bien maitrisée, prend beaucoup de place sur le plan cognitif, et limite ainsi l’attention disponible pour d’autres types de tâches.

C’est pourquoi, l’enfant qui maitrise difficilement l’écriture, pourrait négliger la syntaxe de ses phrases et l’orthographe. De ce fait, il convient de l’entrainer afin d’automatiser les acquis,  de manière à ce qu’ils soient moins énergivores. Par exemple, on pourra entrainer l’enfant à la mémorisation des tables de multiplication pour rendre plus fluide la technique opératoire de la division.

2/ La chasse aux erreurs

Une relecture efficace peut permettre de détecter et corriger plus de 50% des erreurs. Relire son travail de manière attentive peut donc être très payant. Si l’enfant est seul, on ne peut que lui conseiller de relire à voix haute. Cela soutient l’attention et permet de rendre plus saillantes certaines erreurs, comme les fautes de syntaxe, les oublis de lettres ou même encore de se rendre compte qu’un passage n’est pas clair. On peut aussi conseiller de relire plusieurs fois en cernant chaque fois un objectif :

  • Est-ce que j’ai bien répondu à la question ?
  • Est-ce clairement formulé ?
  • Y a-t-il des erreurs d’orthographe ou de calcul ?
Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu  Crise d'adolescence : une quizz-conférence pour mieux vivre les difficultés de communication parents-ados

Le tiers temps accordé aux jeunes présentant des troubles des apprentissages devrait notamment servir à cela.

3/ Et lorsque l’erreur est faite ?

Lorsque l’enseignant rend le travail, il est indispensable que l’élève se corrige en vue de progresser. Or, la correction collective est bien souvent inutile et rébarbative car le jeune ne se sent que peu concerné, et peine à focaliser son attention.

La correction individuelle, sur la base des remarques de l’enseignant, est préférable. L’élève, plus actif, car en recherche, retiendra bien d’avantage les erreurs à éviter. Rendre l’enfant acteur de ses apprentissages est bien plus bénéfique.

Je rêve d’un monde où l’élève pourrait récupérer des points bonus par une correction efficace.

Cela dédramatiserait l’échec et permettrait à ceux qui sont le plus en difficulté de se rattraper, et ainsi de mieux réussir.

Virginie Bossut

Psychologue clinicienne

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *