TOCS enfants

Mon enfant souffre-t-il de TOCS?

Les TOCS, troubles obsessionnels compulsifs, font partie des troubles anxieux. Ils sont une réelle souffrance pour l’enfant. Ils apparaissent généralement dans la seconde partie de l’enfance (après 8 ans). Ce trouble est invalidant et peut prendre plusieurs heures par jour. Le sentiment de honte de l’enfant est parfois si fort qu’il peut dissimuler son trouble.

Ce qui doit vous alerter :

– il vérifie plusieurs fois son cartable ou son sac le soir

– il se lave très souvent les mains

– il montre une grande lenteur à se préparer le matin

– le rituel du coucher prend beaucoup de temps

– sa chambre est impeccablement ordonnée

Les TOCS sont composés d’obsessions et de compulsions. Les obsessions sont des pensées gênantes et angoissantes. La personne souffrant de tocs pensent que ces pensées peuvent être soulagées par des rituels précis.

Les obsessions peuvent être de 3 ordres : contamination, peur qu’un malheur ne survienne, peur d’être agressif (c’est ce qu’on appelle les phobies d’impulsion).

Les compulsions peuvent être de 3 ordres : comptage, lavage, vérification.

Les symptômes peuvent varier en intensité. On peut observer une nette recrudescence de ces derniers en contexte de stress.

Les TOCS ne sont pas faciles à traiter car ils nécessitent une psychothérapie assez longue.  Les psychothérapies les plus pertinentes et efficaces pour traiter ce trouble sont les thérapies cognitives et comportementales. Plus on intervient tôt, plus la guérison est rapide. Lorsque les TOCS sont fixés, on ne parle pas de guérison définitive mais d’amélioration.

Le traitement est avant tout comportemental. Le psychologue travaille sur le principe de l’exposition avec prévention de la réponse. C’est-à-dire que l’on expose très très progressivement l’enfant aux situations anxiogènes et on lui demande de ne pas exécuter son rituel et de constater que le niveau d’anxiété diminue progressivement. En répétant de nombreuses fois cette stratégie, il prend conscience que l’émotion est de moins en moins forte, jusqu’à s’éteindre complètement. La relation thérapeutique  avec le psychologue est essentielle. L’enfant a besoin d’être en toute confiance.

Le comportement de l’entourage peut parfois renforcer les troubles. En effet, certaines familles sont tellement démunies par les difficultés de leur enfant qu’ils ont tendance à faire les rituels à leur place ou à les aider.

Le traitement peut aussi être cognitif. C’est-à-dire que le psychologue aidera l’enfant à prendre de la distance avec ses pensées en les relativisant.

Bien sûr, on pourra aussi apporter à l’enfant des outils de gestion des émotions par la relaxation notamment. Néanmoins, l’approche comportementale est la plus efficace.

Néanmoins, si l’enfant peut présenter quelques caractéristiques obsessionnelles, cela n’est pas forcément pathologique. On a tous marché sur une ligne dans la rue… ou fait preuve de superstition sans présenter pour autant un trouble psychologique. Il convient donc de rester très prudent sur les symptômes et ne pas hésiter à consulter au moindre doute.

Virginie BOSSUT

Psychologue spécialisée en Thérapies cognitives comportementales et émotionnelles

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