Comment vous faire obéir de votre enfant ? La nécessaire discipline…

Comment faire obéir son enfant?
Comment faire obéir son enfant?

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet article vous découvrirez les 4 principes pour faire obéir votre enfant et vous faire respecter.

    1. Etre proactif
    2. Savoir comment réprimander efficacement
    3. Savoir sanctionner de manière adaptée
    4. Utiliser le time out quand les émotions débordent

Le développement d’un enfant passe nécessairement par l’intériorisation progressive de la morale et l’acquisition des règles de notre société. C’est votre travail de parent… Plus que tout autre apprentissage, il est long et difficile….

Voici donc 4 principes de base pour vous guider dans cette mission difficile.

 

  1. Etre proactif

C’est en amont que se prépare l’apprentissage du respect des règles. L’enfant a besoin de règles claires et routinières. Elles peuvent être utilement consignées sur une petite affiche. L’affiche devenant l’objet transitionnel de votre autorité, elle apaise le climat relationnel.

Chaque tentative positive de s’en approcher doit être renforcée positivement. Pensez à féliciter chaleureusement votre enfant à chaque fois qu’il respecte la règle établie ou qu’il va dans le bon sens alors que cela lui est difficile.

Exemple : « C’est très bien d’avoir rangé tes jouets avant de regarder la télévision. Je sais que tu étais pressé de regarder ton dessin animé favori et tu as quand même pris le temps de ranger. Je suis fier de toi ! »

Il doit y avoir un juste équilibre entre les félicitations et les réprimandes. C’est la même chose que vous avec votre chef ! Vous n’en acceptez que mieux les critiques….

 

  1. Réprimander de manière efficace

Si « éduquer » c’est avant tout « répéter ». Il faut reconnaître qu’en tant que parents nous avons parfois l’impression de répéter sans cesse les mêmes demandes ! C’est pourquoi la réprimande d’un enfant (Cette étape qui suit la simple remarque) doit se faire d’une manière adaptée pour la rendre efficace. Il convient d’abord de s’approcher de l’enfant. Crier de l’autre bout de la maison s’avère en effet totalement inefficace ! Il faut le regarder dans les yeux et adopter un visage sévère afin d’être pris au sérieux. Enfin, il est utile de l’interpeler par son prénom afin qu’il se sente réellement concerné par votre demande. En adoptant un ton ferme, il convient de répéter simplement et clairement votre demande. Vous n’avez aucunement à justifier votre demande à ce stade. Plus la consigne est courte, plus elle est percutante.

 

  1. Sanctionner de manière adaptée en cas de manquement

Si la demande n’est pas suivie, c’est uniquement à ce stade qu’arrive la sanction. Cette dernière doit être adaptée à la situation, applicable et idéalement être en lien direct avec la « faute ». Hors de question de priver de 3 mois d’écrans…En effet, ce type de sanction est d’abord peu réaliste (il y a en effet de fortes chances que vous craquiez avant), elle engendre une escalade des sanctions en cas de nouveaux manquements et surtout l’enfant a très rapidement oublié le lien entre la règle non respectée et la punition.

Par exemple, si l’enfant n’accepte pas de couper son jeu vidéo au moment voulu, il est privé de l’histoire du soir ou en est privé le lendemain (ce type de sanction différée est à réservée aux enfants plus âgés et aux enfants non TDAH qui ont besoin d’une sanction immédiate). Autre exemple, en cas d’objets non rangés malgré les demandes, l’enfant effectue une tâche d’intérêt familial.

La sanction doit suivre immédiatement le comportement déviant et être absolument appliquée, sous peine que le parent perde toute crédibilité. C’est essentiel !!!! En effet, si vous craquez pour retrouver la sérénité, vous ne résolvez le problème qu’à très court terme… Par contre, vous vous préparez à des moments difficiles à plus long terme car votre enfant aura appris que vous cédez et que son comportement déviant n’est suivi d’aucune conséquence négative. L’acte ayant de fait plus d’effets positifs que négatifs, il va bien entendu être reproduit !

 

  1. Le TIME OUT : l’outil ultime en cas de crise émotionnelle intense

Cet outil de « mise à l’écart » permet d’éviter l’escalade des conflits et donc la perte de contrôle de part et d’autre. Il convient en effet de ne pas renforcer positivement les comportements négatifs de l’enfant. Donner de l’attention (même négative, en surenchérissant par exemple) à un enfant qui fait un gros caprice contribue à maintenir le comportement.  Par ailleurs, les enfants peuvent très vite faire monter la pression dans cet état et contribuer à une perte de contrôle du parent. Il faut donc envisager une mise à l’écart de l’enfant pendant un moment afin que tout le monde retrouve son calme et que le comportement puisse être discuté et sanctionné après coup. Il faut compter environ 1 minute par année d’âge (5 minutes de mise à l’écart pour l’enfant de 5 ans). Le time out se fait dans une pièce sans stimulation, sans danger possible, où l’on peut surveiller de loin pour les plus jeunes… Evitez la chambre.

La procédure est simple, au moment où l’on observe l’escalade de l’émotion, on amène l’enfant fermement mais sans agressivité dans le lieu du time out pour le temps déterminé. On met en route une minuterie qui ne commencera à fonctionner que lorsque l’enfant aura cessé de crier. A l’issue du time out, on renoue le dialogue. Le time out permet en effet de reposer l’émotion des deux côtés…

Profitez-en de votre côté pour lire, écouter la musique ou regarder la TV dans une pièce à part quelques soient les provocations. Bref,  changez-vous les idées, préservez-vous, détendez-vous… N’oubliez pas de sanctionner l’acte déviant une fois le calme revenu, ainsi que toute destruction pendant le time out.

 

Le métier de parent n’est décidemment pas facile, surtout dans la période 2-5 ans où les enfants sont dans la toute puissance et parviennent difficilement à gérer leurs émotions. Vous ne serez pas de mauvais parents en modelant le comportement de vos enfants sanctionnant de manière adaptée votre enfant. Cela s’appelle éduquer. Par contre, vous le seriez si vous ne le faisiez pas.

Un enfant a absolument besoin de sortir de sa toute puissance et d’accéder au principe de réalité. Son épanouissement personnel et relationnel en dépend. Il doit absolument parvenir à supporter une certaine dose de frustration pour pouvoir fonctionner de manière adaptée à l’école et dans ses relations. Il ne s’agit en aucun cas d’autoritarisme mais de bon sens… L’éducation positive est pour moi extrêmement intéressante en amont des comportements déviants mais en aval, il convient de sanctionner. Comment imagineriez-vous un monde où les infractions au code de la route ou au code civil n’étaient pas sanctionnées ? Personnellement, je ne préfère même pas l’imaginer…

Virginie BOSSUT

Psychologue clinicienne

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