Comment bien nourrir le cerveau de mon enfant? Pourquoi une bonne alimentation de l’enfant est essentielle pour son intelligence.

L’alimentation de l’enfant est un point crucial pour sa santé, en particulier pour son développement émotionnel et cognitif. Le cerveau représente 2% du poids total de notre corps mais consomme 20% des calories que nous absorbons. Mais tous les aliments ne se valent pas et certains vont être plus essentiels que d’autres… qui peuvent même s’avérer toxiques.

Les glucides, carburant du cerveau … mais le danger du sucre à outrance

Les glucides, qu’on appelle les sucres, donnent de l’énergie au cerveau. Le sucre est donc l’aliment privilégié du cerveau mais il en existe de deux sortes: les sucres lents (apportés par les féculents, les légumes, …) et les sucres rapides.

On prend de plus en plus conscience que notre alimentation, et en particulier celle des enfants, est trop riche en sucre. Une consommation raisonnable serait de 50 grammes par jour… mais nos enfants (et nous mêmes) sommes bien au-delà car le sucre se cache partout dans notre alimentation industrielle.

Pourquoi diabolise-t-on tant le sucre?

Les recherches scientifiques ont montré les résultats suivants:

  • Une consommation excessive de sucre a montré chez les animaux une résistance à l’insuline dont la fonction est de réguler le taux de sucre dans le sang et est fortement impliquée dans le fonctionnement des cellules cérébrales. Ainsi, lorsque le taux d’insuline chute, les connexions cérébrales sont altérées, ce qui perturbe les apprentissages et altère la mémorisation.
  • L’humeur: Une trop grande consommation de sucre peut générer des modifications de l’humeur, de l’irritabilité et de la fatigue. Pourtant, spontanément, l’être humain est porté (parfois de manière compulsive) à consommer du sucre en guise d’apaisement émotionnel. Néanmoins, l’effet s’avère transitoire (mais addictif) et renforce négativement ces émotions négatives.
  • Le sucre est addictif car il stimule la production de dopamine, l’hormone du bonheur”. Mais si ce mécanisme est trop fréquemment sollicité, il peut conduire à des excès générant de réelles pertes de contrôle.
  • Le sucre consommé en excès, parce qu’il perturbe la production d’insuline, est un facteur favorisant de maladies neurodégénératives.

A éviter (ou à consommer de amnière occasionnelle): les sodas, les biscuits, viennoiseries, confiseries.

Le cerveau besoin de bon gras

Votre cerveau consomme surtout du glucose, on l’a vu, mais il a un besoin important de lipides.  En effet, lorsque les réserves en glucides s’épuisent, le cerveau va chercher les lipides, et en particulier les Oméga 3, 6 et 9.

Il faut dire que les membranes du cerveau sont avant tout constituées de lipides. Ces membranes assurent la protection des cellules nerveuses mais surtout la conduction nerveuse. Notamment, la myéline est une gaine qui entoure les ramifications des neurones et favorise l’influx nerveux à grande vitesse. Ainsi, les acides gras sont impliqués dans ce qu’on appelle la neurotransmission et donc dans la cognition, c’est à dire l’intelligence. Mais les acides gras ont aussi des propriétés anti-inflammatoires limitant le déclin cognitif et préservant de certaines maladies neurologiques avec composante inflammatoire, comme la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et même certaines dépressions.

De manière moins dramatique, des recherches sur les animaux ont montré qu’un déficit en oméga 3 provoquaient sur ces derniers des troubles anxieux, dépressifs et mnésiques.

Les acides gras favorisent également l’assimilation par l’organisme de certaines vitamines.

Si ces acides gras sont essentiels tout au long de la vie, ils sont particulièrement nécessaires dans les périodes critiques du développement cérébral de l’enfant pendant la grossesse et toute l’enfance.

Alors que manger?

  • Les huiles d’Olive, Colza, Tournesol et de Noix
  • Les noix et amandes
  • Les poissons gras
  • Les avocats

Le problème des colorants (et additifs) alimentaires

Notre alimentation est de plus en plus industrielle compte tenu de nos modes de vie à 100 à l’heure. De ce fait, nous ne contrôlons plus vraiment ce qui rentre dans nos estomacs… et donc dans notre cerveau.

Les colorants alimentaires sont largement utilisés: ils peuvent être naturels, de synthèse …. ou artificiels.

Certaines études ont révélé des effets allergènes et même cancérigènes de certains. De ce fait, la France en a même interdit un certain nombre.

Si j’en parle aujourd’hui, c’est que certains colorants alimentaires seraient impliqués dans les symptômes de troubles de l’attention et d’hyperactivité chez l’enfant. Cette hypothèse, jamais vraiment scientifiquement prouvée, est prise très au sérieuse aux USA et en Australie. Ces pays en a d’ailleurs interdit un certain nombre.

A éviter: les produits light (contenant notamment de l’aspartame), les bonbons, le jambon industriel, charcuterie industrielle

De l’eau, de l’eau, de l’eau…

Parce qu’elle est le constituant essentiel de notre corps, l’organisme est très sensible au déficit hydrique. L’eau est essentielle pour la pression sanguine, l’évacuation des toxines et des déchets, … C’est par l’eau que l’oxygène est amenée au cerveau.

Ainsi, une déshydratation, même légère, altère la vigilance et diminue les ressources attentionnelles de votre enfant (et donc l’apprentissage), fatigue et peut même provoquer des étourdissements.

 

L’alimentation de l’enfant a donc un rôle crucial dans son développement émotionnel et cognitif. Il convient de donner précocement à nos enfants de bonnes habitudes et de ne pas céder aux sirènes de la publicité et de notre société de consommation. L’alimentation fait vraiment partie de l’éducation, c’est le plus beau cadeau que vous pouvez lui offrir dans la vie… même s’il faut parfois savoir dire non… par amour

 

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