Une astuce simple et incroyable pour limiter l’opposition de l’enfant pendant les devoirs scolaires

Les devoirs scolaires sont censés être un moment privilégié entre l’enfant et son parent. Ce temps spécifique vise à lui montrer votre intérêt pour ce qu’il fait à l’école, ainsi qu’à soutenir ses efforts et ses progrès… Sauf que dans la vraie vie, il en est souvent tout autrement. Cela devient une vraie corvée pour tout le monde, en particulier si votre enfant rencontre des difficultés d’apprentissage. Dans ce cas, le ton monte bien souvent, les protagonistes se crispent et l’enfant finit par se fermer comme une huître. Résultats: Tout le monde en sort anxieux, épuisé avec un sentiment d’échec partagé et une belle culpabilité.

Les ressources attentionnelles: un trésor précieux … mais limité

Les difficultés au cours des devoirs sont bien souvent liées à un manque de disponibilité attentionnelle. Soit que l’enfant est épuisé par sa journée (en particulier s’il est en difficulté scolaire), soit que la tâche est complexe et qu’elle sature sa mémoire de travail de l’enfant, soit encore que le moment ou les conditions matérielles ne sont pas appropriés.

Il faut grossièrement compter 4 minutes de concentration par année d’âge. Ainsi, un enfant de 7 ans pourrait se concentrer pendant 28 minutes, s’il ne rencontre pas de problème avec la tâche et s’il ne souffre pas de trouble attentionnel (ça fait beaucoup de “si”). Néanmoins, le temps de concentration intensif n’excède pas les 3 minutes en CP et évolue finalement peu au cours de la scolarité.

L’astuce: Fractionner le temps des devoirs par petites tranches

Il convient donc pour faciliter les apprentissages et la motivation de fractionner le temps d’apprentissage par tranches de 3 minutes (et jusqu’à 6 minutes pour les plus grands). Ainsi, l’enfant réussira mieux et gagnera en confiance en lui… et en plaisir d’apprendre.

Ce fractionnement gagnerait, pour les enfants les plus récalcitrants, à être étalé au fil de la journée: au petit déjeuner, sur le trajet de l’école, avant le goûter, dans le bain, pendant le repas, au coucher, … Cela est à adapter en fonction de ses moments de plus grande disponibilité.

Ce type d’apprentissage où l’enfant cherche à ré-évoquer ce qu’il a à apprendre et où l’adulte complète les informations manquantes s’avère être très productif car extrêmement actif. Le même contenu d’apprentissage peut ainsi être découpé en mini tranches horaires. L’effet de répétition et le temps de repos entre les rappels fait des miracles! Les recherches scientifiques sur la mémorisation le confirment.

Beaucoup de mes petits patients l’ont expérimenté avec succès et beaucoup de parents me disent que ça leur a changé la vie.

La clé du succès: le timer…

Pour accentuer l’effort de l’enfant et le challenger, un timer est indispensable.

    • Cela peut être un bête sablier:
    • Ou le célébrissime Time Timer:

  • Ou encore des applis sympa:

L’appli time Timer (un peu moins de 4 euros). Points forts: elle sonne au bout du décompte, l’enfant filou ne peut modifier le temps, utilisation possible même à partir d’1 minute, il peut vibrer sans son

  • L’appli Buddy’s Timer (gratuite): Points forts: Elle est simple d’utilisation car tout est pré-programmé entre 5 et 60 minutes, par tranches de 5 minutes, elle est jolie pour les petits, elle est gratuite. Points faibles: elle ne sonne pas (idéal pour un usage individuel en classe) , pas de temps inférieur à 5 minutes.

N’hésitez pas à me faire part en commentaires de vos retours d’expérience ou des astuces que vous utilisez déjà! A bientôt

Virginie Bossut

Psychologue spécialisée dans l’éducation

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