COMMENT RENDRE MON ENFANT PLUS AUTONOME ?

Rendre son enfant plus autonome est vital pour son estime de soi. L’autonomie est l’objectif de toute une vie. Elle se conquiert progressivement au cours de l’enfance au prix de patience et d’encouragements de l’entourage. Encore faut-il laisser à l’enfant l’opportunité de se l’approprier et ne pas trop faire à sa place en le couvant un peu trop…

  1. Tout d’abord, il serait peut être bon de vous poser quelques instants et de réfléchir à ce que vous faîtes à la place de votre enfant…et qu’il pourrait très bien faire seul.

 

  1. Sélectionnez ensuite la compétence que votre enfant préférerait apprendre en déterminant l’impact positif que cela aurait pour lui dans la vie quotidienne. Il vous faut ensuite véritablement enseigner chaque compétence à votre enfant (s’habiller, nouer ses lacets, faire son lit, apprendre une leçon seul, …).

 

  1. Procédez par petites étapes :

– Réfléchissez tout d’abord au découpage de l’activité en toutes petites étapes, en le faisant vous-mêmes. Notez-les.

– Réservez un temps spécifique pour l’enseignement de la compétence. Veillez à ce que votre enfant soit bien disponible.

– Faites tout d’abord les choses devant votre enfant et lentement en commentant chaque étape.

– Vous pouvez mettre en place un petit mémo visuel.

– Faites reproduire par votre enfant chaque geste en commentant à voix haute pour le guider. Ne passez pas à l’étape suivante si la première n’est pas acquise.

– Faîtes lui faire sans guidance vocal, tout en étant présent.

  1. Récompensez-le ! Un comportement suivi de conséquences positives a plus de chances d’être reproduit. Certes, la réussite est en soi une motivation que l’on dit intrinsèque. Les renforcements sociaux sont indispensables (encouragements, félicitations). En effet, quel plaisir de recevoir un retour positif de ceux qu’on aime quand on fait quelque chose de bien ! Parfois, un petit coup de pouce supplémentaire est nécessaire. Certains enfants à besoins plus spécifiques en ont besoin. On évitera le plus possible les renforçateurs matériels (cadeau, bonbons, …). Il vaut mieux privilégier le temps partagé (faire un jeu de société avec lui, faire une promenade à vélo, faire un gâteau). On peut aussi accumuler des points, des jetons ou des gommettes pour une activité plus conséquente. Ces récompenses sont passagères, elles servent surtout à installer le comportement.

5. Enfin, soyez conscient que chaque enfant a son rythme propre d’apprentissage. Certains comportements seront intégrés rapidement alors que d’autres nécessiteront de nombreux rappels et essais. Soyez patients !

A travers l’accès à l’autonomie de votre enfant, c’est aussi vous qui retrouverez du temps pour vous. C’est le principe gagnant-gagnant !

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QUEL SPORT POUR VOTRE ENFANT?

Les bienfaits du sport ne sont plus à démontrer. Il est indispensable à la santé mais favorise aussi le développement psychoaffectif et la socialisation.

Néanmoins, selon le Docteur Michel Binder, quatre conditions sont essentielles pour que l’enfant en tire bénéfice :

– Le choix de son sport doit être librement consenti, un enfant ne peut être contraint à pratiquer une activité physique. Continuer la lecture de QUEL SPORT POUR VOTRE ENFANT?

7 ERREURS A NE PAS COMMETTRE FACE A LA COLERE D’UN ENFANT

  1. Chercher à réprimer la colère ou à faire taire l’enfant

La colère, comme toute émotion, est adaptative. Elle a pour fonction de mettre en évidence un besoin non satisfait.

Il faut légitimer l’émotion par des mots, sans en faire trop non plus. Vous pouvez dire par exemple : « Je vois que tu es en colère, moi aussi je ressentirais de la colère de ne pas réussir à faire tenir cette tour ».

La colère pose surtout problème lorsqu’elle est intense et pour le comportement inadapté qu’elle génère souvent.

 

  1. S’énerver à son tour

Si vous vous énervez à votre tour, le risque d’escalade est majeur (la colère est l’une des émotions les plus contagieuses, avec la peur)

La colère doit toujours être accompagnée par des mots. Essayez de prendre du recul, il faudra peut-être vous éloigner pour apaiser votre propre colère. Si vous débordez vous-même, revenez sur l’évènement et reconnaissez que vous n’êtes pas parfait non plus.

Il est inutile de chercher à  faire plier votre enfant en pleine colère. Evitez de rentrer dans un rapport de force. Il est fort probable que votre enfant fasse ce que vous lui demandez sitôt sa colère passée.

 

  1. Penser qu’il souffre systématiquement

Votre enfant se met en colère le plus souvent parce qu’il est frustré. Soyez avant tout  attentifs à la satisfaction de ses besoins élémentaires : boire, manger, dormir, sécurité … mais aussi besoin de se dépenser, besoin de calme, … La fatigue est souvent à l’origine des plus grosses colères. Nous aussi avons tendance à être moins patients lorsque nous sommes fatigués … mais pour autant, il nous est impossible de vivre un monde sans frustration.

 

  1. Aménager le quotidien pour éviter chez lui toute frustration.

Les interdits et les limites sont les seuls moyens d’accéder au principe de réalité.

Ressentir de la frustration est normal et est le propre de la vie.

 

  1. Lui dire que se mettre en colère c’est normal.

La colère est un phénomène adaptatif depuis le début de l’humanité, il est normal de se défendre contre une agression. Mais il ne faut pas la valoriser non plus !

Votre enfant doit apprendre que la colère doit être proportionnée à la situation qui l’a déclenchée.

 

  1. Le culpabiliser

Certains enfants sont plus colériques que d’autres.

Vous devez accepter qu’il soit comme il est, à ce moment de son développement. Il faut donc qu’il apprenne à gérer sa colère, à la moduler. Il faut lui expliquer que c’est surmontable.

Il faut éviter de lui coller l’étiquette de colérique. Tout cela n’est pas forcément figé. Au contraire !  C’est une période tout à fait normale. En règle générale, à partir du primaire, l’enfant parvient bien mieux à gérer son émotion.

 

  1. Etre rancunier

L’enfant oublie vite. Par contre, l’adulte peine davantage à faire retomber ses émotions et reste souvent dans la rumination.

Ne restez pas sur l’évènement après l’échec. Favorisez une relation positive et valorisez ce qui va bien.

8 CONSEILS POUR AIDER SON ENFANT A CONSTRUIRE UNE JUSTE ESTIME DE SOI

L’estime de soi est le bien le plus précieux dans la vie. Celui qui permet à un individu d’avoir confiance en lui, de se dépasser et de vivre heureux… Mais l’estime de soi ne doit pas être surfaite car c’est alors tout l’inverse que l’on obtiendrait…

  • L’estime de soi est le sentiment de valeur personnelle que l’on s’accorde. Avoir une trop faible estime de soi est tout aussi nuisible qu’en avoir une trop haute. A nous en tant que parent, de ne pas renvoyer une image idéalisée de notre enfant qui ne l’inscrirait pas dans le principe de réalité et nuirait à son adaptation.
  • Il est essentiel de lui renvoyer ses qualités et de lui mettre en évidence ses points forts.
  • L’aider à reconnaître et accepter ses petites faiblesses et défauts permet de chercher à les surmonter. Mais s’accepter tel qu’on est reste aussi essentiel. Il faut l’aider à faire la part des choses entre ce qui est améliorable et ce qui est comme ça.
  • Face à l’adversité d’une situation ou des autres, il est important de l’amener à identifier ses points forts. L’enfant doit apprendre à se percevoir comme un tout et les événements négatifs ne doivent pas occulter tout ce qu’il est.
  • L’inciter à se confier sur les brimades vécues. L’aider à prendre du recul, sans banaliser.
  • Lui enseigner l’affirmation de soi : comment faire face à une critique ou une moquerie.
  • L’encourager à se faire aider par un adulte si la situation le dépasse.
  • Aider l’enfant à prendre conscience que le monde est ainsi fait. Il y aura toujours des personnes malveillantes (en nombre limité heureusement !) et lui apprendre à s’en prémunir.

Comment des tensions conjugales peuvent engendrer des problèmes de comportement chez vos enfants ?

Tensions conjugales
tensions conjugales

 

 

 

 

 

 

 

Même si elles sont soigneusement dissimulées, les tensions conjugales ont une évidente répercussion sur le comportement de votre enfant.

Dans cet article, vous comprendrez par quel mécanisme cela agit.

  • Votre enfant est une éponge émotionnelle. Il perçoit le climat de tension même s’il ne l’exprime et même si vous évitez de vous disputer devant lui. En effet, 80% de la communication humaine passe par le non verbal.

Cela génèrera chez votre enfant des émotions négatives (Peur, tristesse, colère, culpabilité) qui pourront favoriser des comportements inadaptés.

 

  • Votre enfant a besoin de frontières claires entre le sous-système « parents » et le sous-système « enfants ». C’est pourquoi il est essentiel que chacun reste à sa place ; Une trop grande fusion entre un parent et son enfant déstabilise le système familial. Comme tout manque de clarté, cela engendre de l’anxiété chez l’enfant et donc un plus grand risque de passage à l’acte. Votre enfant a besoin de ses deux parents pour se construire. Il apprécie de voir ses parents amoureux et solidaires. C’est étayant pour lui.

 

  • Les désaccords éducatifs sont normaux … mais ne doivent jamais être exprimés devant l’enfant.

Nous construisons notre fonction de parents selon notre histoire et notre personnalité, il est donc tout à fait logique que les deux parents ne soient pas toujours sur la même longueur d’onde.

Ces désaccords doivent être négociés et discutés en dehors de la présence de l’enfant afin d’aboutir à des règles claires.

Tout flottement génèrera de l’anxiété et une affiliation à l’un des deux parents au détriment de l’autre.

Ainsi les parents doivent se soutenir entre eux et surtout ne jamais se disqualifier. Seule la cohésion parentale permettra une adhésion plus aisée à la règle.

 

  • Les rôles doivent être équilibrés.

L’éducation des enfants et la tenue de la maison doivent reposer sur les deux parents au risque de fatigue et de frustrations.

S’occuper d’un enfant est épuisant et chaque parent a besoin d’être relayé afin de se ressourcer. L’épuisement émotionnel et physique d’un parent peut conduire à des situations extrêmes de détresse, voir même de violence.

Par ailleurs, l’enfant a besoin de passer du temps de qualité avec chacun de ses parents. Plus la relation est de bonne qualité, plus l’enfant cherche à se conformer à la règle pour faire plaisir (dans un premier temps), avant qu’elle ne soit intégrée.

 

L’éducation des enfants et le quotidien sont facilités lorsqu’il existe une solidarité parentale. Cela est tout aussi valable lorsque les parents sont séparés. Cela atténue la souffrance de l’enfant, favorise sa résilience et son adaptation.

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Comment vous faire obéir de votre enfant ? La nécessaire discipline…

Comment faire obéir son enfant?
Comment faire obéir son enfant?

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet article vous découvrirez les 4 principes pour faire obéir votre enfant et vous faire respecter.

  1. Etre proactif
  2. Savoir comment réprimander efficacement
  3. Savoir sanctionner de manière adaptée
  4. Utiliser le time out quand les émotions débordent

Continuer la lecture de Comment vous faire obéir de votre enfant ? La nécessaire discipline…

Pourquoi les jeunes enfants sont-ils parfois si difficiles?

Pourquoi les enfants jeunes enfants sont-ils si difficiles?
Pourquoi les enfants jeunes enfants sont-ils si difficiles?

Les émotions des jeunes enfants sont souvent très intenses et sont sources de difficultés pour les parents. La colère et la peur sont des émotions adaptatives que l’enfant doit apprendre à maîtriser. C’est bien sûr la colère qui va poser le plus souci dans le cadre éducatif.

Contrairement à ce que l’on pense, ce n’est pas l’intensité du comportement qui pose problème mais sa répétition. En effet quand les comportements difficiles prennent le pas sur les émotions positives, c’est à ce moment là qu’il faut s’interroger.

Entre 2 et 5/6 ans, le comportement des tout-petits est souvent marqué par d’impressionnantes colères et de manière générale par de l’opposition.

« Le moi se pose en s’opposant » de Hegel prend là tout son sens, l’enfant ayant besoin d’être reconnu comme un individu à part entière. Oui, mais il reste enfant et n’est pas un adulte en réduction. Il doit alors apprendre à renoncer progressivement (et avec l’aide des adultes) à sa toute-puissance infantile pour acquérir le principe de réalité. Il doit passer de « ce qu’il veut faire » à ce qu’il peut faire ». Seul cette acquisition lui permettra de s’adapter à la vie et d’être plus heureux.

Pour dépasser cette période sensible, le petit d’homme doit  :

  • Apprendre à communiquer avec ses pairs afin d’exprimer ses demandes, à mieux comprendre autrui, à exprimer son désaccord posément, …
  • Apprendre à exprimer ses émotions pour mieux les réguler. Les émotions sont de l’énergie et nécessitent d’être exprimées de manière adaptées afin de ne pas fuser tous azimut!
  • Apprendre à différer son désir.
  • Apprendre à accepter sa place d’enfant. La verticalité dans l’éducation est absolument nécessaire pour qu’il puisse se construire. Je parle d’acceptation de l’autorité et non pas d’autoritarisme.
  • Apprendre à s’autonomiser pour se construire en tant que personne.

Cet apprentissage est complexe, progressif et nécessaire. Depuis quelques décennies, notre société a choisi de prendre le contre-pied d’un climat autoritariste en étant parfois dans l’excès inverse. Cet état de fait peut contribuer à engendrer de nombreux soucis comportementaux et peut (en partie) expliquer la situation difficile rencontrée dans beaucoup d’établissements scolaire où les enfants sont parfois devenus intolérants à toute discipline laissant les équipes pédagogiques perplexes et démunis… mais aussi les familles…

Une lecture très éclairante:

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Comment la confiance en soi peut-elle être un moteur dans la vie de votre enfant

Confiance en SoiLa confiance en soi se construit au cours de l’enfance et de l’adolescence. A l’âge adulte, elle se stabilise. Pour autant, un travail psychologique est toujours possible pour la renforcer.

Un mécanisme complexe d’évaluation

La confiance en soi se capitalise au gré  des expériences de l’enfant … et de ses réussites… C’est pourquoi les jeunes enfants montrent souvent de l’anxiété face aux expériences nouvelles. En effet, face à une situation, le cortex archaïque (dit émotionnel) s’active spontanément. Par l’intermédiaire des neurotransmetteurs, il sollicite le néocortex qui évaluera de manière plus fine la situation.

Tout d’abord, il évaluera l’éventuelle dangerosité de la situation. Sans informations suffisantes et raisonnées sur la situation, des scénarios catastrophes intérieurs risquent de se mettre en place et de biaiser l’évaluation. C’est pourquoi les enfants ont besoin d’être informés.

Par ailleurs, l’enfant ira chercher en mémoire à long terme s’il est capable d’affronter ce type de situation.

Il faut savoir que tous les éléments vécus dans la vie sont encodés en mémoire de travail avec leur charge émotionnelle. Plus celle-ci est intense, plus la trace mnésique est prégnante.

Un mécanisme adaptatif

L’enfant ira chercher en mémoire les méthodes déjà expérimentées pour faire face.

En mettant en lien les données perçues de la situation, son évaluation et les expériences antérieures, l’enfant choisira la stratégie la plus adaptée.

C’est à ce moment là que la confiance en soi opère. En effet, la confiance en soi est une forme d’optimisme qui amènera l’enfant à choisir l’une de ces stratégies pour faire face. La confiance en soi permet d’apaiser l’anxiété générée par les situations nouvelles.

Un mécanisme qui s’entretient

C’est ainsi que chaque expérience positive vécue par l’enfant capitalise la précieuse confiance en soi.

Pour autant, cette dernière n’est pas pour autant définitive et fixée. Elle peut être altérée par les expériences  négatives de vie et un environnement social et physique défavorables.

Les déterminismes négatifs de la confiance en soi

Pour se construire, la confiance en soi s’appuie sur la connaissance de soi. Or, dans les toutes premières années, l’enfant construit son image dans le regard de l’Autre. Si celui-ci est défavorable ou le climat familial peu chaleureux, l’image de soi sera altérée.

La confiance en soi s’appuie également dans la confiance de l’enfant en l’adulte. Si les figures éducatives montrent elles-mêmes un manque de confiance en soi, l’enfant ne peut se sécuriser. Une trop forte anxiété parentale peut également nuire à la confiance en soi par une tendance excessive à la surprotection.

Autonomie…

Retenez que la confiance en soi se construit au fil des expériences de l’enfant. Un enfant trop couvé ne pourra vivre des situations essentielles à son développement et à sa vie d’adulte, ne pourra donc pas les stocker en mémoire à  long terme, ni prendre conscience de sa capacité à pouvoir les surmonter.

Pour avancer dans la vie, il faut se dépasser et savoir prendre des risques mesurés. L’enfant doit aussi apprendre que l’échec fait partie de la vie et que l’on avance beaucoup par essai/erreur… Mais ça, c’est une autre histoire….

Un très bon livre pour aller plus loin:

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Doubler or not doubler ? Le redoublement en question

Le redoublement est-il utile?
Le redoublement est-il utile?

 

Lorsque la réussite scolaire n’est pas au rendez-vous, le redoublement constitue une solution de remédiation proposée par l’école ou demandée par les familles.

 

Mais le redoublement est-il vraiment utile ? Mais surtout, pourrait-il être contre-productif ?

En Europe, la France montre l’un des plus forts taux de redoublement (17,8%), juste derrière les Pays Bas et le Portugal. En France, 28.4% des élèves de 15 ans ont déjà redoublé au moins une fois! Or, depuis septembre 2015, la France a décidé de rendre cette option exceptionnelle après accord des familles:

  • En cas de rupture des apprentissages scolaires. C’est le cas notamment des élèves ayant subi beaucoup d’absences en raison de maladie ou de raisons familiales particulières.
  • En fin de 3ème lorsque la proposition d’orientation ne convient pas à la famille.

Dans ces conditions, l’élève redoublant devra bénéficier d’un accompagnement pédagogique spécifique, qui peut comprendre un PPRE (programme personnalisé de réussite éducative).

Pourquoi un tel revirement ?

De nombreuses recherches ont montré les éléments suivants:

  • Le manque d’efficacité de ce dispositif : les élèves passant dans le niveau supérieur, malgré leurs difficultés, et ayant bénéficié d’un programme de remédiation obtiennent de bien meilleurs résultats que ceux ayant redoublé.
  • La confiance de l’élève en ses capacités d’apprentissage diminue. C’est alors un cercle vicieux qui se met en place : l’échec met à mal la confiance en soi… et le manque de confiance en soi génère de nouveaux échecs. D’où le découragement…
  • L’aspect démotivant du redoublement
  • Un décrochage scolaire plus fréquent… et donc un abandon plus précoce des études
  • Dans le cadre d’un trouble des apprentissages avéré, le redoublement, dans les mêmes conditions, ne permettra pas à l’enfant de surmonter ses difficultés.

Ces recherches vont à l’encontre des représentations des enseignants qui, pour beaucoup, voient dans le redoublement l’occasion unique de rattraper des lacunes ou de gagner en maturité. C’est bien là tout le problème…

Il faut dire que l’école française a concrètement peu de moyens pour accompagner ces élèves qui passent « à l’ancienneté ».

Le PPRE parait bien dérisoire au regard de l’ampleur de certaines difficultés…

C’est en réalité tout le système scolaire qu’il faudrait repenser, et notamment la différenciation pédagogique pour permettre à chacun d’arriver au secondaire avec un bagage minimal de compétences… mais avec un rythme et des moyens différents.

Alors que faire concrètement ?

  • Il convient avant tout de poser le bon diagnostic sur les difficultés de votre enfant. S’agit-il d’un trouble des apprentissages ? de difficultés d’attention engendrant alors bien davantage des réussites en dents de scie ? A-t-il eu un mauvais départ et des lacunes accumulées (méthode pédagogique peu adaptée ou difficultés psychologiques passagères comme un deuil par exemple?), Votre enfant manque-t-il de méthode ? Paradoxalement, s’ennuie-t-il  (c’est souvent le cas du haut potentiel)?

Autant de questions que seul un bilan complet (psychométrique, éventuellement neuropsychologique, orthophonique et scolaire) pourra examiner précisément.

  • Envisager un possible changement d’établissement afin de trouver l’équipe pédagogique la plus étayante possible. Je sais que je vais fâcher les adeptes de l’école de secteur… mais qu’importe, le bien-être de nos enfants vaut parfois mieux que les idéaux politiquement corrects.
  • S’associer à l’équipe pédagogique pour mettre en place un programme personnalisé. En tant que parents, vous allez également devoir vous engager. C’est essentiel. Cet engagement peut prendre la forme de suivis paramédicaux divers, d’aide aux devoirs, exercices spécifiques pendant les vacances ou le week-end, mise en place de routines particulières, … Le dialogue est essentiel afin de cibler tous les leviers possibles.
  • Impliquer l’élève au maximum dans les objectifs et valoriser ses réussites. Il pourra être utile de mettre en place un programme de récompenses des efforts fournis afin de soutenir ses progrès.
  • Une activité extra-scolaire valorisante aura toute sa place dans ce dispositif afin de soutenir l’enfant dans sa confiance en soi.
  • Sortir le week-end pour visiter ou faire des activités qui l’aideront à donner du sens à ses apprentissages.
  • Travailler à la connaissance des métiers et envisager une réelle réflexion sur l’orientation. L’idée n’est pas de l’orienter précocement vers une voie professionnelle mais de lui donner un but.

La difficulté scolaire est difficile à vivre pour l’élève et sa famille. Le redoublement n’est pas la panacée… loin de là…

Allier les forces en présence dans le but de l’épanouissement du jeune est un formidable levier vers le progrès… Avec énergie et confiance, un programme spécifique de soutien et de remédiation est bien nettement plus stimulant et efficace qu’un redoublement contre-productif.

Virginie BOSSUT

Psychologue de l’éducation

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20 pensées motivantes pour petits et grands à télécharger pour soutenir la motivation de votre enfant pendant ses devoirs

20 pensées motivantes à afficher sur le bureau de votre enfant

La clinique de l’écolier est heureuse de vous offrir 20 pensées motivantes à afficher sur le bureau de votre enfant. 

Les pensées positives sont profondément inspirantes et motivantes. Elles sont sources de bien être et peuvent véhiculer des messages émotionnellement forts. Celles que vous proposent la clinique de l’écolier correspondent à des citations ou à des encouragements destinées à soutenir sa motivation pendant les devoirs à la maison.

Choisissez (ou faîtes choisir à votre enfant) la pensée la plus adaptée à sa situation et à son âge. Affichez la bien face à lui au moment des devoirs.

Pensez également à la renouveler régulièrement.

Cliquez sur le lien en rouge pour le téléchargement immédiat: citations et encouragements à afficher

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